02 décembre 2020

2. La Porte

 

La porte,

    C’est une branche qui fait la lisière,

    Écorce rugueuse de sapin vert,

    Voûte gothique de monastère

    Qui ouvre le seuil d’un bois austère.


La porte,

    C’est la cascade en plein hiver,

    Planches de verre, cordes de cristal,

    Serrure étincelle, battant minéral,

    Qui s’ouvrira au temps de premiers pétales.


La porte,

    C’est la poutre du vieux grenier,

    Vitrail en toiles d’araignées,

    Qui joue avec la lumière :

    Serrure absente, clé de poussière.


La porte,

    C’est un tiroir plein de souvenirs

    Rempli de coquillages de mer,

    Une vieille photo : moi et mon grand-père

    Devant un château sans pont-levis et sans frontière.

 

La porte,

    C’est le nounours à l’œil subtil

    Qui veille au-dessus de mon lit ;

    Que tout est beau, simple et tranquille

    Lorsque le sable passe sans bruit.


La porte,

    C’est ton bras par-dessus mon épaule.

    Tu l’entrebâilles et je m’y presse,

    Que de douceur et de tendresse

    Quand nos deux cœurs se frôlent.



« Entrez dans ses portes avec des louanges, Dans ses parvis avec des cantiques! Célébrez-le, bénissez son nom! Car l’Éternel est bon; sa bonté dure toujours, Et sa fidélité de génération en génération. » Ps 100, 4-5.

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